Débarquement des émigrés

A l'aube du 27 juin 1795, le débarquement de 5 000 émigrés royalistes se fait sur les plages de Légenèse. Ils ont pour ambition de prendre Vannes, Rennes et enfin Paris pour restaurer la monarchie. Les émigrés sont aidés dans cette opération par toute la population, mais particulièrement par des groupes de chouans venus de toute la Bretagne et dirigés par Georges Cadoudal.
En 1989, le peuple avait adhéré à la révolution. Mais l'intervention dans les affaires religieuses en nommant des prêtres et la levée de 300 000 soldats pour défendre la France contre tous les pays environnants avait changé l'opinion en Bretagne et en Vendée.
Des divergences internes anéantissent rapidement l'efficacité de leur action. Et l’armée de la jeune république dirigée par Hoche les attend et les accule dans la presqu'ile de Quiberon à partir du 6 juillet. Le 21 juillet, il fait nuit, il pleut à verse. Sur les chemins qui relient Quiberon à Auray, une longue cohorte avance sous la surveillance des Bleus : ce sont les rescapés royalistes : 6262 prisonniers. 700 seront fusillés.
En mémoire de cet évènement, une croix des émigrés a été élevée en 1850 en souvenir de la messe dite en ces lieux lors du débarquement.
Plus récemment, une stèle a été élevée au-dessus de la plage de Légenèse. Le nom d’une allée rappelle aussi ce fait historique.